Kaisen.Life Zen · Master · Blog
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  • Vision III

    Au sommet de la montagne
    Est suspendu un nuage
    Et mon cœur, mon cœur
    Est suspendu à lui.
    Chef Papagos

    Pour l’homme bien portant, la vie est éternelle.
    Pour celui qui apprend qu’il va mourir, la vie semble n’être qu’une journée.
    Pour celui qui se meurt, la vie n’est qu’une fraction de seconde. Une fraction qui ne pourra plus revenir en arrière. C’est fini. Il ne subsiste que regrets, larmes et angoisse.
    Mais c’est un fait que la plupart des gens évitent de penser.
    On préfère se noyer en espérant s’en sortir plutôt que rester paisiblement sur la berge.
    Qu’est-ce que nous appelons vie ? Qu’est-ce que nous appelons mort ?
    La vie nous a été donnée… Pour en faire quoi ?
    Qui s’est déjà posé cette question ? Qui y a répondu ?
    A-t-elle été donnée pour satisfaire notre ego ? Mais qu’est-ce que l’ego ?
    A t-elle été donnée pour découvrir la vérité ? Mais quelle vérité ?
    A t-elle été donnée juste pour se la faire reprendre ? Mais qui la reprend ?
    A t-elle seulement été donnée et par qui et pour qui ?
    Il y a la petite ignorance et la grande Ignorance.
    Il y a ce que les humains font par ignorance pure et il y a la grande Ignorance qui est la pureté même de la sphère de pureté originelle.
    Ignorer le mal et le bien, le beau et le laid, le vrai et le faux, l’amour et la haine, l’attachement aux choses et surtout à soi-même : voilà la grande Ignorance.
    Mais pour la plupart des gens, être ignorant c’est être stupide, arriéré, non éduqué et aveugle. Ce sont ces mêmes aveugles qui sont en réalité ignorants.
    Ici, au milieu des forêts et des jardins, je peux prier le soleil qui se lève et qui se couche.
    Je peux prier l’esprit de l’eau, celui du vent et souhaiter un bon voyage aux nuages paisibles. Quand les grues passent, je prie pour que chacune d’elle atteigne la terre promise.
    La vie devrait être célébrée tout simplement parce que c’est la vie.
    Il n’y en a qu’une, pourquoi attendre la prochaine ?
    Je suis reconnaissant envers mes sandales qui souffrent tous les jours à porter autant de poids.
    Reconnaissant envers cette précieuse nourriture et envers ceux qui y ont participé.
    Je n’y manque pas une journée.
    Je remercie cette terre-mère qui me porte sans jamais rien demander en échange.
    Je remercie la vie de me remplir de vie et je m’incline devant le grand Mystère qui a fait ce que je suis.
    La vie, c’est la vie.
    Elle passe comme un nuage poussé par le destin.
    La destinée nous conduit là où nous avons décidé de nous rendre parce que le destin est le seul choix qui nous est donné.
    Et c’est nous qui créons notre destinée.
    Nous sommes nous-mêmes responsables de la direction que nous prenons. Personne d’autre n’est responsable.
    On peut toujours reprocher au Mystère tous les malheurs et toutes les injustices, mais seule la loi de cause à effet régit ce monde d’impermanence et nul ne peut y échapper. C’est ce que confirme le dicton : « comme on fait son lit on se couche ».

    Il n’ y a pas de mystère à part la puissance du grand Mystère.

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